Jésus était-il chrétien ? Décoloniser sa foi et retrouver ses racines spirituelles africaines
- Yaya Nzonza

- 30 juin 2024
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours
Tu es chrétien… mais sais-tu si Jésus l’était vraiment ?
Cette question peut déranger. Elle peut même provocante.
Et pourtant, elle est essentielle pour toute personne engagée dans une quête sincère de vérité spirituelle.
Car derrière cette interrogation se cache une réalité profonde :
👉 une grande partie des Africains et afrodescendants pratiquent une foi héritée, sans en avoir exploré les racines.
Revenir à la source, ce n’est pas renier.
C’est comprendre.
C’est discerner.
C’est se réaligner.
Cet article s’inscrit dans une démarche de décolonisation spirituelle et de reconnexion à la spiritualité africaine, notamment à travers le Bukongo et le Nzila Kongo.

Pourquoi Jésus n’était pas chrétien : comprendre une confusion spirituelle majeure
Jésus n’a jamais été chrétien.
Il est né juif, a vécu en tant que juif, et a enseigné dans le cadre de la tradition de son peuple. Il fréquentait les synagogues, respectait la loi, et participait aux pratiques spirituelles de son époque.
« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues… » (Matthieu 4:23)
À aucun moment, il ne parle de “christianisme”. À aucun moment, il ne fonde une religion.
👉 Le mot “chrétien” apparaît bien après sa mort.
Cela soulève une question fondamentale :si Jésus n’était pas chrétien, alors à quoi sommes-nous réellement connectés aujourd’hui ?
Le christianisme : une construction historique postérieure
Le christianisme tel que nous le connaissons aujourd’hui est le fruit d’une construction progressive.
Après la disparition de Jésus, plusieurs transformations ont eu lieu :
institutionnalisation de la foi
influence politique (Empire romain)
intégration de concepts philosophiques étrangers
création de dogmes lors de conciles
Des éléments centraux aujourd’hui n’étaient pas présents à l’origine :
la trinité
les sacrements
la structure ecclésiastique
👉 Nous ne sommes donc plus dans une transmission directe, mais dans une interprétation construite dans le temps.
Les apôtres : une continuité, pas une rupture
Après la mort de Jésus, ses disciples ne deviennent pas “chrétiens”.
Ils continuent à vivre selon leurs pratiques :
« Pierre et Jean montaient au temple à l’heure de la prière… » (Actes 3:1)
Ils restent enracinés dans leur tradition.
👉 La rupture ne vient pas de Jésus.👉 Elle vient de ce qui a été construit après.
Et l’Afrique dans tout ça ?
Dans Matthieu 15:24, Jésus dit :
« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Son message était d’abord destiné à son peuple.
👉 Alors une question légitime se pose :
Les Africains ont-ils été inclus… ou ont-ils été intégrés après coup dans un système qui n’était pas le leur ?
Revenir à une spiritualité africaine enracinée
Face à cette question, de plus en plus d’Africains et d’afrodescendants ressentent un appel intérieur :celui de revenir à une spiritualité enracinée, vivante et alignée avec leur identité.
Car avant l’arrivée des religions importées, les peuples africains avaient déjà :
des systèmes spirituels complets
une relation directe au divin
des pratiques de guérison et de transmission
une connexion vivante aux ancêtres
👉 Cette spiritualité n’a jamais disparu.
Elle a été marginalisée, déformée, mais elle continue de vivre.
Spiritualité Kongo et Bukongo : une voie enracinée
Dans la tradition Kongo, la spiritualité ne repose pas sur l’adhésion à une religion.
Elle repose sur un chemin : le Nzila Kongo.
Le Bukongo enseigne que :
l’être humain porte en lui une lumière divine
la relation à Nzambi est directe
les ancêtres sont des présences actives
la connaissance passe par l’expérience
👉 Il ne s’agit pas de croire.
👉 Il s’agit de comprendre, d’expérimenter, de se réaligner.
Dans cette vision :
il n’y a pas de rupture entre le spirituel et le quotidien
il n’y a pas d’intermédiaire imposé
il n’y a pas de dogme figé
Le Nzila Kongo n’est pas une croyance à adopter, mais un chemin à expérimenter, à incarner et à vivre.
Décoloniser sa foi : un acte de conscience
Décoloniser sa foi ne signifie pas rejeter.
Cela signifie :
questionner l’origine de ce que l’on pratique
discerner ce qui est aligné ou non
retrouver une relation authentique au divin
👉 C’est un acte de responsabilité intérieure.
Une foi héritée sans conscience peut enfermer.Une foi comprise peut libérer.
Questions pour ton cheminement
Prends un instant pour te poser :
Jésus était-il chrétien selon toi ?
Quelle est l’origine de ta foi actuelle ?
Te sens-tu aligné avec ce que tu pratiques ?
As-tu déjà exploré les traditions spirituelles de tes ancêtres ?
Passe à l’action : entame ta reconnexion spirituelle
Si cet article résonne en toi, tu peux :
approfondir le Nzila Kongo
découvrir le Bukongo
reconnecter avec les ancêtres
entamer un travail de discernement intérieur
👉 Le chemin commence toujours par une prise de conscience.
Pour aller plus loin
🔗 Explorer : Soin spirituel africain et enracinement
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